Née en 1974 à Kizliar, dans le Caucase du Nord, son parcours est marqué par le déracinement : contrainte de fuir la guerre de Tchétchénie, elle s’installe en France en 1997. Cette trajectoire nourrit son regard d’artiste, infusant à son travail une attention particulière aux matières laissées pour compte, aux vestiges qui deviennent sources de renaissance.
La légende des deux jarres illustre parfaitement la philosophie artistique d’Irina qui voit dans les fêlures une source de création et de beauté inattendue. À travers ses œuvres, elle nous invite,
comme le porteur d’eau de la légende, à percevoir la valeur cachée de l’imperfection et du fragile. Dans ce conte comme dans le travail d’Irina, les failles laissent passer la lumière et le défaut apparent se transforme en renaissance créative.